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Pologne: interdiction du stationnement sur les trottoirs et mesures
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Pologne: interdiction du stationnement sur les trottoirs et mesures

26 déc. 2025 · Mis à jour: 30 déc. 2025
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Résumé
  • Le 21 septembre entrent en vigueur les nouvelles règles de stationnement sur trottoirs
  • Trottoir défini comme exclusivement réservé aux piétons et PMR
  • Largeur minimale 1,80 m; 1 m possible dans conditions difficiles avec passages PMR
  • L’actuel régime autorisait jusqu’à 2,5 t sur trottoirs, avec ambiguïtés

La Pologne se prépare à mettre en œuvre une réforme significative du code de la route, qui aura un impact majeur sur la façon dont les conducteurs garent leurs véhicules dans les zones urbaines. Les nouvelles règles, qui entrent en vigueur le 21 septembre, redéfinissent complètement le concept de trottoir et imposent des restrictions claires sur le stationnement des véhicules, marquant un changement radical par rapport aux pratiques actuelles.

La réforme introduit une définition plus stricte du trottoir. Jusqu’à présent, il était défini simplement comme « une partie de la chaussée destinée aux piétons », la nouvelle définition est bien plus restrictive : « une partie de la chaussée réservée exclusivement à la circulation des piétons et des personnes utilisant un dispositif d’aide à la mobilité ». Ce mot-clé – « exclusivement » – élimine toute ambiguïté et clarifie que les trottoirs ne peuvent plus être utilisés pour garer des véhicules. Selon les nouvelles normes, les trottoirs doivent présenter une largeur minimale de 1,80 m, avec une possibilité de réduction à 1 m dans des conditions « difficiles », mais uniquement s’ils disposent de passages spéciaux pour les personnes à mobilité réduite.

Contexte actuel du stationnement en Pologne

Actuellement, la législation polonaise autorise les véhicules pesant jusqu’à 2,5 tonnes à être garés sur les trottoirs dans certaines conditions. Les voitures peuvent être stationnées entièrement sur le trottoir ou seulement avec les roues d’un côté, ou avec l’essieu avant, à condition de laisser au moins 1,5 mètre libre pour la circulation des piétons.

Cependant, cette règle crée des problèmes pratiques. La distance minimale est fréquemment ignorée par les conducteurs, ce qui bloque complètement les trottoirs et gêne la circulation normale des piétons. Des pages Facebook polonaises documentent quotidiennement de telles infractions, démontrant l’ampleur du problème.

Ce qui change avec la nouvelle législation

La modification essentielle vient de la redefinition du trottoir. Si jusqu’à présent il était défini simplement comme « une partie de la chaussée destinée aux piétons », la nouvelle définition est bien plus restrictive : « une partie de la chaussée réservée exclusivement à la circulation des piétons et des personnes utilisant un dispositif d’aide à la mobilité ». Ce mot-clé – « exclusivement » – élimine toute ambiguïté et clarifie que les trottoirs ne peuvent plus être utilisés pour garer des véhicules. Selon les nouvelles normes, les trottoirs doivent avoir une largeur minimale de 1,80 m, avec la possibilité de la réduire à 1 m dans des conditions « difficiles », mais uniquement s’ils présentent des passages spéciaux pour les personnes ayant des besoins spéciaux.

Ambigüité législative actuelle

Malgré la modification des définitions, la législation conserve certains articles relatifs aux règles de stationnement sur les trottoirs, ce qui crée une situation contradictoire. Łukasz Zboralski, spécialiste en droit routier pour le portail BRD24, souligne : « Reste une énigme de savoir pourquoi, malgré ces modifications, les lois qui réglementent les règles de stationnement sur les trottoirs restent en vigueur si une telle pratique devient impossible ». L’expert décrit la situation comme « une négligence évidente dans la législation » et prévoit que « bientôt nous aurons un autre amendement qui supprimera dans la loi les règles relatives au stationnement sur les trottoirs », afin d’éliminer les incohérences juridiques.

Sanctions et mesures d’application

Les conducteurs qui choisissent d’ignorer les nouvelles règles seront confrontés à des conséquences concrètes :

  • Amende : 100 zł (environ 21 €)
  • Points de pénalité : 1 point sur le permis de conduire
  • Remorquage : les autorités compétentes peuvent ordonner le blocage et le remorquage du véhicule, tous les coûts étant à la charge du propriétaire

Bien que le montant de l’amende puisse sembler faible, la combinaison des points et des frais de remorquage devrait dissuader les infractions.

Le problème des parkings - une réalité régionale

La situation en Pologne reflète un problème commun à de nombreuses villes européennes, y compris en Roumanie. À Bucarest, par exemple, le ratio entre places de stationnement disponibles et nombre de véhicules immatriculés est d’environ 1 pour 4 — un déséquilibre dramatique qui transforme la recherche d’une place de parking en une véritable aventure pour les conducteurs.

Gagner une solution durable pour les parkings urbains nécessite une approche complexe:

  • Développement de l’infrastructure de stationnement (souterrains, parkings en hauteur)
  • Amélioration du transport public pour réduire la dépendance à l’automobile
  • Mise en œuvre de systèmes modernes de gestion des parkings
  • Éducation des conducteurs sur le respect des espaces destinés aux piétons

Défis de la mise en œuvre

Reste à voir comment les nouvelles règles polonaises seront mises en pratique. Le succès de cette mesure dépend de plusieurs facteurs :

  • Application cohérente de la loi : les autorités doivent surveiller et sanctionner les infractions de manière constante, pas seulement pendant les premières semaines après l’entrée en vigueur.
  • Alternatives de stationnement : pour que l’interdiction soit viable sur le long terme, les villes doivent offrir suffisamment de places alternatives à coût raisonnable.
  • Campagnes d’information : les conducteurs doivent être conscients des nouvelles règles et des conséquences de leur non-respect.
  • Adaptation de l’infrastructure : de nombreuses zones urbaines nécessiteront une réorganisation pour accueillir à la fois les besoins de stationnement et ceux des piétons.

Conclusion

L’initiative de la Pologne visant à protéger les trottoirs pour un usage exclusivement piéton est une étape importante vers des villes plus sûres pour les piétons. Bien que sa mise en œuvre présente des défis initiaux et nécessitera des ajustements des habitudes des conducteurs, l’objectif à long terme est clair : garantir une mobilité sûre pour tous les usagers, en particulier les plus vulnérables. L’expérience polonaise sera suivie avec intérêt par d’autres pays confrontés à des problématiques similaires, y compris la Roumanie, où la pression sur l’espace public urbain continue de croître avec le nombre croissant de véhicules.