- Étude: fabrication d’une batterie EV peut émettre autant que 8 ans d’émissions d’une essence
- Pour 1 kWh, 150–200 kg CO2, soit 5,3–17,5 t pour 30–100 kWh
- Émissions pré-usine avant que le véhicule ne quitte l’usine
- Hornet propose biomasse électrifiée et biocarburants comme alternatives, notamment méthanol
Selon go4it.ro, qui cite une étude de l’Institut de l’environnement IVL de Suède, la fabrication d’une batterie pour une voiture électrique peut libérer dans l’atmosphère autant de dioxyde de carbone que ce qui résulterait de la conduite d’un véhicule à essence pendant 8 ans.
Selon le rapport de l’institut suédois, pour chaque kWhr de capacité de stockage ajouté, la fabrication d’un accumulateur Li-ion émet entre 150 et 200 kg de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.
Sachant qu’une batterie standard pour voitures électriques a une capacité de 30 à 100 kWhr, on parle d’émissions de 5,3 à 17,5 tonnes de CO2 qui atteignent l’atmosphère (avant même que le véhicule électrique ne quitte l’usine); ainsi, on parle de pollution au sens propre du terme.
La pollution est un phénomène qui, depuis quelques années, remet en question l’existence même à long terme de l’humanité, ses effets commençant à se faire de plus en plus ressentir ces derniers temps. Que l’on parle de l’effet de serre, de la réduction de la couche d’ozone ou de l’incidence croissante des maladies pulmonaires, les polluants émis dans l’atmosphère jouent malheureusement en notre défaveur.
C’est pour cette raison qu’à l’échelle internationale, on cherche des solutions urgentes et radicales concernant la fin de l’ère des moteurs à combustion interne, l’avenir étant représenté par les moteurs électriques.
Cela dit, Iuliean Hornet, considéré comme l’un des plus grands inventeurs roumains vivants, a été interviewé par le journaliste Răzvan Dumitrescu sur la hausse galopante des coûts des carburants l’année dernière, ainsi que sur la problématique de la pollution dans le secteur automobile selon le type de motorisation existante sur les véhicules, qu’ils soient à combustion interne ou électriques.
Ainsi, selon dcnews.ro, nous reproduisons ci-dessous l’interview du programme « Ce Se Întâmplă » (ayant comme invité M. Iuliean Hornet), que nous considérons particulièrement intéressant pour nos lecteurs du point de vue du phénomène polluant dans le cas des moteurs électriques :
Răzvan Dumitrescu : « Vise-t-on d’une certaine manière à réduire la mobilité par le prix à la pompe, pour nous débarrasser de l’empreinte carbone ? »
Iuliean Hornet : « Cela n’a rien à voir. L’empreinte carbone, aujourd’hui, n’est plus taxable nulle part. Il existe toutes les réglementations pour passer à l’énergie électrique, aux voitures électriques. »
Răzvan Dumitrescu : « Si un quart des voitures étaient électriques, aurions-nous l’énergie nécessaire pour les recharger ? Avec quoi produirions-nous de l’énergie pour recharger les voitures électriques ? »
Iuliean Hornet : « Nous n’aurions pas l’énergie nécessaire. Nous pourrions la produire, cependant, avec de la biomasse électrifiée. Nous pouvons réduire les voitures électriques et les faire passer au biocarburant. »
Răzvan Dumitrescu : « Alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? »
Iuliean Hornet : « Le Brésil a fait cela, il produit du méthanol. C’est possible, il suffit de le vouloir. La Chine, par exemple, a réduit tous les fonds pour les voitures électriques et passe au biométhanol. »
Răzvan Dumitrescu : « Je veux comprendre cette marotte de la voiture 100 % électrique. Vous savez mieux ! Sur 10 ans, c’est à peu près ce qu’ils garantissent pour une batterie, est-elle plus polluante ou moins polluante qu’une voiture ordinaire ? »
Iuliean Hornet : « Elle est moins polluante si on l’alimente avec de l’énergie électrique issue de Zero Energy. Il reste une pollution due au mode de fabrication, au mode de recyclage… L’empreinte carbone ne peut être réduite que si l’énergie électrique est produite sans carbone. »
Răzvan Dumitrescu : « Voilà ! Sinon, elle est tout aussi polluante, car si je produis l’énergie avec du gaz ou du charbon, de manière classique, c’est pareil. »
Iuliean Hornet : « Savez-vous quelle est l’empreinte carbone pour le charbon ? 414 kg de carbone par mégawatt produit, tandis que pour le gaz, c’est 221, donc le double. Maintenant, certains imbéciles essaient d’introduire le gaz comme zéro empreinte carbone, pour le constituer comme de la biomasse. S’ils le légifèrent comme zéro, c’est zéro. »
Revenant au rapport de l’institut suédois, nous apprenons que 50 % de ces émissions (de 5,3 à 17,5 tonnes de CO2 dans l’atmosphère) résultent de la production des matières premières, le reste étant le produit de la fabrication effective des batteries électriques.
« En outre, le calcul suppose l’utilisation de l’énergie électrique générée à 50 % à partir de sources renouvelables, la production des accumulateurs étant réalisée dans un pays où l’utilisation des combustibles fossiles est prédominante, générant des estimations encore plus sombres. »
Les spécialistes du domaine tirent la sonnette d’alarme et alertent les acheteurs de voitures électriques de choisir des batteries plus petites, s’ils n’ont pas un besoin impératif de plus de puissance, contribuant ainsi de manière significative à la préservation de l’environnement.
De plus, il faut noter que le recyclage des accumulateurs en fin de cycle de vie est une opération qui consomme beaucoup d’énergie, ne permettant que de récupérer les matières premières, l’impact écologique restant néanmoins à un niveau élevé.