- Euro 7 impose des règles plus strictes sur CO, HC et particules fines.
- Remplace Euro 6 et implique coûts et modifications techniques des véhicules.
- Investissements lourds d’environ 20 milliards d’euros pour la transition Euro 7.
- Transition vers zéro émission d’ici 2035 et impact sur l’énergie et l’environnement.
La nouvelle norme de pollution Euro 7
Nous parlons des normes de pollution Euro depuis 1991. Ces normes imposent le respect de règles strictes concernant la pollution, aux frais des automobiles qui circulent sur les routes d’Europe. Ainsi, les nouvelles réglementations offrent l’avantage d’un meilleur contrôle des émissions, en se référant ici au monoxyde de carbone, aux hydrocarbures et aux particules fines.
La nouvelle norme Euro 7, qui régit les limites des émissions de gaz d’échappement, remplacera les normes Euro 6, en vigueur depuis 2014. Ces nouvelles règles contribueront significativement à limiter les émissions de polluants dangereux provenant des automobiles et des camions fonctionnant à l’essence et au diesel.
Selon promotor.ro, en novembre, la Commission Européenne a présenté les nouvelles normes de pollution Euro 7, avec des règles de plus en plus strictes à la charge des fabricants d’automobiles.
Selon ce que disent les experts, une fois mises en œuvre, des changements seront également observés en ce qui concerne les coûts des produits. De plus, les automobiles nécessiteront des modifications du système de freinage, en plus des modifications connues concernant le moteur lui-même.
Selon l’interview donnée par Adrian Sandu, Association des Concepteurs Automobiles de Roumanie, pour stirileprotv.ro, «Nous pensons qu’il y aura un ralentissement de cette transition vers l’électrique par l’adoption de cette norme Euro 7, étant donné la nécessité d’investissements d’environ 20 milliards d’euros pour la transition et la mise en circulation de ces véhicules adaptés Euro 7. Il y aura une énorme pression sur les fabricants de camions, qui devront investir énormément dans l’adaptation des moteurs et des systèmes de propulsion pour les camions, sachant que 99 % du transport de marchandises en Europe se fait avec des véhicules alimentés au diesel.»
Selon les experts de autocheckcenter.ro, «le lot de règles sera encore plus sévère. En pratique, ces valeurs d’émission diminueront (…) et le nombre de moteurs à combustion interne (…) sera moindre. Que se passera-t-il dans ce cas? Il y a plusieurs options: un système mild-hybrid à 48 volts - qui est plus efficace que l’actuel à 12 volts, un système full-hybrid - comme celui utilisé par Toyota sur presque tous les modèles de la gamme, ou un système hybride plug-in. Cela permettra aux producteurs de continuer à commercialiser des voitures avec des moteurs thermiques (…)».
Dans l’éventualité où le délai fixé pour l’année 2035 serait respecté (année à partir de laquelle ne seront commercialisés que des véhicules à zéro émission), alors, au cours des 13 prochaines années, une transition assez fluide devrait se faire vers des véhicules à zéro émission dans les transports, ce qui viserait à accroître l’indépendance dans le secteur énergétique et à protéger l’environnement, impliquant la santé de la population.
Selon l’Accord sur le climat de Paris, les émissions doivent être sérieusement réduites afin de respecter les dispositions établies lors de la réunion qui s’est tenue dans la capitale française, de cette manière atteignant une meilleure qualité de vie et de l’air respirable, avec des implications positives pour la santé de chacun d’entre nous.
Selon technocars.ro, «dans ces conditions, l’Euro 7 servira de cadre définitoire des caractéristiques polluantes pour la dernière génération de moteurs à combustion en Europe.»
Les obligations imposées par la nouvelle norme de pollution Euro 7, selon le document de la Commission Européenne :
- un contrôle plus rigoureux des émissions de polluants de tous les véhicules neufs, par le biais de tests d’émissions sur route qui reflètent mieux la multitude de conditions rencontrées par les voitures en Europe. Un des scénarios prévoit des températures allant jusqu’à 45°C ou des trajets courts typiques du pendulaire quotidien;
- le suivi des émissions sera effectué par des capteurs installés en usine. Ce changement facilitera les vérifications techniques périodiques, car il sera fait recours à la vérification des valeurs rapportées par les capteurs;
- la mise à jour et la limitation du niveau d’émissions acceptées. Les limites deviendront plus strictes pour les camions et les bus, tandis que les actuelles plus faibles pour les voitures et les camionnettes s’appliqueront indépendamment du carburant utilisé par le véhicule. Les nouvelles règles établissent également des limites d’émissions pour les polluants auparavant non régulés, telles que les émissions de protoxyde d’azote des véhicules lourds;
- la réglementation des émissions provenant du freinage est un nouveau point introduit par la norme Euro 7. Des limites supplémentaires seront établies pour les émissions de particules provenant des freins et les règles concernant les émissions de microplastiques des pneus. Ces règles s’appliqueront à tous les véhicules, y compris ceux électriques;
- tous les véhicules devront respecter les règles pour une période plus longue qu’auparavant. Le degré de conformité pour les voitures et les véhicules commerciaux légers sera vérifié jusqu’à ce que ces véhicules atteignent 200 000 kilomètres ou aient 10 ans. L’initiative double les exigences de durabilité existantes conformément aux normes Euro 6/VI (100 000 kilomètres et 5 ans d’âge). Des augmentations similaires se produiront pour les bus et les camions;
- les normes législatives faciliteront de nouvelles réglementations qui réguleront la durabilité des batteries installées dans les voitures et les camionnettes pour renforcer la confiance des consommateurs dans les véhicules électriques. Cela réduira également le besoin de remplacer les batteries en début de vie d’un véhicule, réduisant ainsi le besoin de nouvelles matières premières essentielles pour la production de batteries;
- les normes Euro 7 assureront que les véhicules ne peuvent pas être modifiés et que les émissions peuvent être contrôlées par les autorités de manière simple, en utilisant des capteurs à l’intérieur du véhicule pour mesurer les émissions tout au long de la vie du véhicule.
Selon newsweek.ro, cité par promotor.ro, si le Parlement Européen approuve les amendements, tous les nouveaux véhicules devront respecter la nouvelle norme à partir de 2025 et les camions à partir de 2027.
Selon Thierry Breton, Commissaire Européen pour le marché intérieur, cité par stirileprotv.ro, «Chaque année dans l’UE, 10 millions de voitures sont vendues. Nous estimons que 70 000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution. Je parle évidemment des émissions causées par les moteurs à combustion interne qui entreront encore sur le marché jusqu’en 2035, ainsi que des émissions générées par les véhicules lourds (camions) et les voitures électriques. C’est aussi une réforme accessible d’un point de vue financier, nous estimons que l’adaptation à Euro 7 coûtera environ 100-150 euros par voiture.»
Source : promotor.ro