- La fatigue au volant est dangereuse et ralentit fortement les réflexes.
- Évitez de conduire si vous êtes fatigué; garez-vous pour vous reposer.
- Facteurs aggravants: conduite répétitive, heures nocturnes, repas copieux, médicaments.
- Signes de fatigue: bâillements, paupières lourdes, irritabilité.
Tout le monde sait à quel point il peut être dangereux de s’endormir au volant. Mais même la simple sensation de fatigue ou de somnolence en conduisant peut être risquée pour vous, pour vos passagers et pour les autres usagers de la route. Idéalement, vous devriez éviter de prendre le volant lorsque vous êtes fatigué ou vous garer sur le côté pour vous reposer, mais ce n’est pas toujours possible.
En réalité, le sommeil peut affecter sérieusement vos capacités de conduite, allant du ralentissement des temps de réaction à des erreurs simples, comme oublier de vérifier vos rétroviseurs lors d’un changement de file. L’organisme réagit beaucoup plus lentement aux stimuli lorsque vous êtes fatigué et vous vous exposez à un risque très élevé.
Facteurs qui contribuent à la fatigue au volant
Certaines routes peuvent vous rendre particulièrement somnolent. Par exemple, conduire sur une autoroute sans fin, dépourvue de caractéristiques, avec peu d’interruptions et peu de stimuli, peut certainement augmenter la fatigue, surtout si vous vous appuyez sur le régulateur de vitesse. En fait, tout type de conduite répétitive, qui ne nécessite pas une attention à 100 % du conducteur, peut vous conduire à la somnolence.
D’autres facteurs qui peuvent contribuer à la fatigue au volant incluent:
- Conduire dans les heures où le corps cherche naturellement le sommeil (entre minuit et 6 heures du matin)
- La consommation d’un repas copieux avant de conduire
- La prise de certains médicaments dont la somnolence est un effet secondaire
- Des exercices physiques intenses avant de prendre le volant
- Le stress et la tension émotionnelle
Statistiques alarmantes sur la conduite en état de fatigue
Il est préoccupant de constater qu’un conducteur sur huit (13 %) au Royaume-Uni a reconnu s’être endormi au volant, selon une étude de 2018 menée pour le AA Charitable Trust. Près de deux sur quatre (37 %) des conducteurs affirment avoir été suffisamment fatigués pour craindre de s’endormir en conduisant. Bien sûr, chacun de nous est déjà passé par une telle situation, malheureusement.
Les effets de la conduite en état de fatigue peuvent être dévastateurs. Une étude a montré qu’une sur six des accidents mortels ou avec blessés sur les routes principales est liée à la fatigue. Ainsi, il existe certains signes à surveiller et à agir immédiatement lorsque cela se produit.
Reconnaissance de sa propre fatigue
La fatigue est difficile à identifier. Contrairement à l’alcool ou à d’autres drogues, il n’existe aucun moyen de tester la fatigue d’un conducteur. Et parfois, les conducteurs ne sont tout simplement pas conscients de leur niveau de fatigue. La National Sleep Foundation (États-Unis) rappelle les signes qui indiquent que vous êtes fatigué, y compris:
Signes physiques évidents:
- Bâillements répétés, paupières lourdes et frottement des yeux
- Difficulté à maintenir la tête relevée
- Sensation d’agitation et d’irritabilité
Signes cognitifs et comportementaux:
- Difficulté de concentration, ainsi que des visions à yeux ouverts ou des pensées vagabondes
- Difficulté à se souvenir des derniers kilomètres parcourus, ou manque de sorties ou de signes de circulation
- Sortir de la voie ou franchir les bandes de circulation
- Réactions retardées aux signaux des autres véhicules
- Variations incontrôlées de la vitesse
Technologies modernes de détection de la fatigue
Certaines voitures modernes sont désormais équipées d’une technologie de suivi des yeux qui peut détecter le moment où les conducteurs commencent à devenir somnolents et leur demande de faire une pause. D’autres utilisent un système d’intelligence artificielle qui surveille la manière dont le conducteur conduit et l’avertit lorsqu’il devient fatigué.
Ces systèmes analysent:
- Les mouvements des yeux et la fréquence des clignements
- Les mouvements de la tête
- Les schémas de conduite et les micro-mouvements du volant
- Le temps de réaction aux stimuli
Cependant, la technologie ne peut remplacer la responsabilité personnelle et la conscience de vos propres limites.
Ce que vous pouvez faire pour conduire en sécurité
Si votre véhicule ne bénéficie pas d’une telle technologie, vous pouvez au moins prendre quelques mesures pratiques pour éviter de vous endormir au volant:
Planification du trajet
Évitez de conduire si vous êtes fatigué, surtout pour un long trajet.
Planifiez votre itinéraire à l’avance et dormez 7 à 8 heures avant de partir. Sinon, si vous n’y parvenez pas, faites une micro-sieste de 20 minutes avant de prendre la route.
Mesures immédiates pendant la conduite
Au premier signe de fatigue au volant, garez-vous dans un endroit sûr et faites une sieste de 20 minutes. Prévoyez du temps pour que ce sentiment de vertige disparaisse après votre réveil.
Emmenez un autre conducteur lors de longs trajets. Vous pouvez vous relayer toutes les deux heures et partager la conduite.
Alimentation et substances
Évitez l’alcool. La caféine, en revanche, peut aider à améliorer la vigilance. Mais ne vous attendez pas à ce que cela agisse immédiatement et n’oubliez pas qu’une dose de caféine ne dure pas longtemps.
Évitez de manger un repas copieux avant de conduire, car cela peut aussi vous faire sentir plus somnolent. Les médicaments peuvent aussi provoquer de la somnolence, alors lisez toujours les instructions figurant sur tout médicament que vous prenez avant de conduire.
Planning de conduite
Si possible, évitez de conduire lorsque vous seriez normalement endormi rapidement. Entre minuit et 6 heures du matin, votre horloge biologique vous indiquera probablement que vous avez besoin de sommeil.
Ne conduisez pas plus de huit heures par jour
Essayez de faire une pause toutes les deux heures, ou à peu près, surtout si vous n’êtes pas habitué à rouler sur de longues distances. L’organisme caritatif Brake cite des recherches montrant qu’après deux heures de conduite continue, vous êtes moins capable de vous concentrer et réagissez plus lentement face au danger.
Activités recommandées lors des pauses:
- Courtes promenades pour réactiver la circulation
- Exercices d’étirement légers
- Respirations profondes d’air frais
- Consommation d’une boisson caféinée (avec modération)
- Lavage du visage à l’eau froide
Des exercices physiques intenses avant de conduire peuvent aussi provoquer de la somnolence, il vaut donc mieux les éviter.
Quand consulter un médecin
Si vous remarquez que vous êtes souvent somnolent au volant, envisagez de rechercher la cause du problème et d’aborder la fatigue de manière plus générale. La somnolence chronique peut indiquer des problèmes de santé plus graves, tels que:
- apnée du sommeil
- narcolepsie
- syndrome des jambes sans repos
- dépression ou anxiété
- troubles de la thyroïde
Dans ce cas, consulter un médecin spécialiste peut être essentiel non seulement pour votre sécurité au volant, mais aussi pour votre qualité de vie globale.
Conclusion
Conduire en état de fatigue est un risque réel et sérieux qui peut avoir des conséquences dévastatrices. La reconnaissance des signes précoces, une planification attentive des trajets et l’adoption de mesures préventives peuvent faire la différence entre un trajet sûr et un accident tragique. Rappelez-vous qu’il n’existe aucune destination si urgente qu’il faille mettre votre vie en danger ou celle des autres.